Dernier récit maritime de Paul Chack,
Les Prodigieuses Batailles du bailli de Suffren constitue une digne suite de la saga maritime sur les
Marins à la Bataille.
A Madras, Provédien, Négapatam, Trincomalé, Goudelour, Suffren éparpille les Anglais dont la supériorité navale met pavillon en berne. Pour lles Français, les hcoses sont entendues : si l'on devait retenir un marin parmi les héros grâce auxquels, à défaut de marine constante, nous eûmes nos heures de gloire, ce serait Suffren, bailli de l'ordre de Malte, personnage truculent, brossé avec une verve dont on ne retrouvera l'équivalent que plus tard chez... Frédéric dard. Ventru, cramoisi, hirsute, pittoresque et gueulard, le franc-parler du Provençal évoquant « les Ponantais, les mange-beurre et les reste-à-terre » ne nous démentira pas : « Les pisseurs d'encre et les briqueurs de parquet de Versailles vont gueuler à mes chausses. je vois d'ici la lettre, coup de pied au cul emmiellé de politesses ! »
Pourtant les Ponantais ainsi rabroués n'en voulurent pas au gaillard indiscipliné, car sept bâtiments portèrent successivement son nom. Aujourd'hui, il y a pratiquement toujours un
Suffren sur l'eau pour honorer la mémoire du grand marin.